De retour à Guitare Classique

C9

5.00 de 5 basé sur 3 votes client
(3 avis client)

8000,00 TTC

6666,67€ outside EU (excl. 20% VAT)

Possibilité de paiement en 4 fois sans frais sur présentation d'une pièce d'identité et d'un RIB. Pour cet instrument, 1er versement à la livraison de 2000€, puis 3 X 2000€.

 

Livrée avec un étui BAM ou Hiscox

 

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Disponible sur commande

 


Catégorie :

Description

Existe également en version table en cèdre, pan coupé, électro-acoustique ou gaucher.

Caractéristiques :

  • Taille : 4/4
  • Diapason : 650
  • Fond et Eclisses : Palissandre de Rio Massif
  • Table d’harmonie : Epicéa Massif
  • Manche : Cèdre avec renfort Ebène
  • Touche : Ebène
  • Rosace : Filet de bois
  • Chevalet : Palissandre des Indes
  • Mécaniques : Schaller Bouton Ebènes
  • Finition : Vernis tampon

Information complémentaire

Poids avec étui et emballage 10 kg

3 avis pour C9

  1. 5 sur 5

    Cher Monsieur Castelluccia,

    Je veux vous faire savoir que la guitarre que vous avez construite pour moi me plait toujours autant; tout le monde ici en Hollande est convaincu que toujours, elle sonne plus belle que la dernière fois. Aussi, elle me permet de jouer incroyablement facile, ainsi que je ne dois plus faire attention au technique et que je peux concentrer tous mes efforts a jouer belle et vraiment faire de la musique. Il y a des fois, quant j’ecoute tres bien, qu’elle me fait pleurer.
    Je reste toujours étonne pour votre art de construction.
    Merci beaucoup,

  2. 5 sur 5

    Guitariste amateur mais fervent de longue date, j’ai toujours apprécié la fortune des rencontres avec des artisans passionnés. J’ai eu la chance de croiser la route de J. B. Castelluccia et, lui ayant finalement acheté une très belle guitare, j’ai eu envie de témoigner à mon tour. On aura la gentillesse de me pardonner l’introduction presque romanesque de ce petit témoignage.
    Voici quelques temps, je me suis décidé à changer de guitare. Je jouais sur le même instrument depuis une bonne dizaine d’années et le changement me coûtait. Je ne pouvais d’autant moins m’empêcher de sentir comme le parfum d’une répudiation arbitraire que ma guitare d’alors ne manquait ni de clarté ni de finesse. Je m’étais seulement lassé de sa timidité de projection dans l’aigu, un comble pour un instrument de concert ! Cette impression de retenue permanente avait fini par avoir raison de ma fidélité et je m’étais décidé à franchir le pas. Je montai sur Paris, exigeant et inquiet.
    Je sais que tous les guitaristes connaissent cette même angoisse du choix. L’achat d’une guitare de qualité n’est pas anodin, il engage de l’argent mais aussi des options musicales. S’enflammer trop vite expose à constater de retour chez soi que la magie du premier instant a disparu et je pense inutile d’en développer toutes les raisons possibles. Bref.
    Après avoir écumé un quartier de Paris bien connu des guitaristes et essayé une bonne trentaine de guitares, j’ai été pris ce soir là d’un accablant sentiment d’échec. Nombre des guitares qu’on m’avait présentées avaient certes du coffre, certaines même une « grosse » projection, mais je ne m’y retrouvais jamais tout à fait. Peut-être avais-je une demande trop étroite ? Ou bien ? Je me suis mis à douter de tout, de mon oreille comme de ma capacité à en juger. Je m’étais réservé le magasin de JB Castelluccia pour la fin de la journée et j’en ai poussé la porte sombrement, avec le sentiment de jouer ma dernière carte…
    J’ai souvent repensé à cette première impression : prendre une guitare inconnue et constater que tout est soudain simple, que la quête s’arrête là, que c’est une évidence. Je ne me croirai pas original en ajoutant mon lieu commun sur la féminité de la guitare : je me plais à imaginer que lorsqu’un guitariste croit choisir une guitare, celle-ci vient en fait de jeter son dévolu sur lui et le trouve incapable de lui résister. En ce qui concerne la dernière que j’essayai ce jour là, ne pas lui céder d’entrée et tenir la semaine de réflexion que je m’étais imposée avant d’envoyer un chèque d’acompte à M. Castelluccia a été difficile. Et je n’ai jamais regretté cet achat.
    Je joue sur ma C9 de concert depuis deux ans aujourd’hui. Voici donc mon ressenti.
    Cette guitare est pour moi une merveille d’équilibre et ce d’autant plus aujourd’hui qu’en deux ans l’instrument s’est « ouvert » (une façon de dire qu’il a mûri). Les gammes se montent avec une grande homogénéité (en particulier le passage par la corde sol s’opère en douceur sans compression de timbre, ce qui n’est pas rien). Les arpèges s’égrènent avec une belle clarté et le jeu polyphonique est limpide, avec des harmoniques toujours contrôlés. La sculpture du son est extrêmement aisée et réactive, l’instrument répond avec docilité et tempérament à la fois. Si le son reste en effet parfaitement expressif dans le grave comme dans le médium, l’instrument se révèle cependant pleinement dès qu’on grimpe dans le registre. Les aigus sont magnifiques, pleins, sonores, ductiles… Petit détail, la légère courbure des frettes m’aide grandement à décontracter la main gauche dans les barrés. Faciliter la décontraction et permettre un jeu naturel a été à l’évidence une intention constante du luthier.
    J’ai fait essayer ma C9 à un ami professeur de guitare et concertiste. Il en a longuement joué (dans une grande pièce). Scarlatti, Bach, Ayala, Barrios et autres, pour mon grand plaisir. Il en a beaucoup apprécié la finesse, émettant seulement un bémol sur la puissance de l’instrument qu’il ressentait de prime abord un peu « moyenne ». Nous avons alors changé de rôle, c’est à dire qu’il s’est assis en face de moi à quelques mètres et que j’ai joué pour lui (nettement moins bien !). Il a alors révisé sa première impression. Il s’agit bien en effet d’un instrument de concert, et la projection du son se fait prioritairement vers l’avant de l’instrumentiste. Ceci dit, cette guitare s’apprivoise rapidement, et – pour autant que l’hygrométrie du moment ne soit pas trop défavorable – j’en ressent vite par moi-même la puissance dès lors que je n’hésite pas à la solliciter.
    Last but not least, visuellement parlant, je continue de trouver à cette guitare une beauté discrète et racée. Aucun « tape-à-l’œil », des proportions rigoureusement classiques semble-t-il et cependant une grande impression d’harmonie dans les lignes, un choix soigneux de la couleur et du maillage des bois. Je retrouve ce parti pris de sobriété dans les détails (rosace, tête, sillet de chevalet…). En résumé, et ce n’est pas vraiment un paradoxe, je lui trouve une élégance d’autant plus indiscutable qu’elle est réservée, et cela me plaît.
    J’ajouterai pour finir ceci. Je suis repassé récemment au magasin de M. Castelluccia, pour le plaisir. Bien que disposant de peu de temps, je n’ai pu refuser d’essayer une de ses dernières créations, une guitare de nouvelle facture, qui n’est quant à elle pas une guitare de concert stricto sensu. J’ai été extrêmement surpris par sa sonorité, que j’ai trouvée remarquable pour un instrument de ce prix (environ 2500 € je crois). Il y a déjà longtemps de cela, un vendeur de partitions de Toulouse m’avait offert pour le simple agrément du partage l’occasion d’essayer une guitare d’étude d’un prix très raisonnable qu’il avait en dépôt. C’est ainsi que j’ai connu pour la première fois le nom de Castelluccia. Je jouai ce jour là deux pièces de Lauro, un peu parce que je les avais bien dans les doigts et aussi parce qu’elles me semblaient propres à révéler l’instrument. Faisant sonner le timbre très clair et très affirmé de cette « petite » guitare, je pensai alors que son créateur méritait qu’on suivit son travail de très près (je ne l’ai jamais oublié et on comprendra pourquoi j’avais il y a deux ans réservé ma visite chez lui pour la fin). Il m’est très agréable de confirmer chaque jour ma bonne intuition de l’époque.

  3. 5 sur 5

    Pardonnez-moi de faire court. Mais je viens de lire le long témoignage de Mr Aucaigne, plein d’éléments que je partage profondément. Je ne saurais les exprimer avec autant de talent que lui. Qu’il me suffise de dire qu’ayant désiré changer ma première guitare Castelluccia acquise en 1999, je n’ai pu aboutir dans mon projet qu’en la remplaçant en 2009 par une autre Castellucia. J’ai poussé un grand nombre de portes avant d’arrêter mon choix, et j’ai possédé quelques instruments de grands luthiers auparavant. Mon plaisir a été complet, une fois de plus. Merci Monsieur Castelluccia pour votre savoir faire.

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